Le fraisier cultivé, de ses origines américaines à la brève histoire locale de sa culture dans le Puy-de-Dôme !

M’étant rendu en famille dans la ville du Puy-en-Velay en Haute-Loire, point de départ de la Via Podiensis1, pour le week-end de de l’Assomption, j’ai enfin pu y visiter sous l’entrée de la Basilique Notre-Dame-de l’Annonciation un libraire-bouquiniste longtemps fermé ces dernières années et ai découvert, entre autres, dans son fonds très diversifié une petite brochure intitulée « Culture de la fraise dans le Puy-de-Dôme»2, datée de 1957.
Cette trouvaille inopinée et sa lecture m’ont incité à rédiger ce nouvel article sur l’origine du fraisier cultivé3 (Fragaria x ananassa Duchesne ex Rozier, 1785), dit aussi fraisier de jardin – celle-ci étant mal connue de beaucoup de consommateurs, et plus anecdotiquement sur l’histoire des productions de fraise dans le Puy-de-Dôme qui illustre parfaitement les fluctuations internationales auxquelles sont soumis les exploitants agricoles.

Distribution géographique et niveaux de ploïdies des principales espèces de Fragaria – Sources : Liston, Cronn and Ashman, 20144 ; K.E. Hummer et al., 20115
Les humains6 récoltent et consomment des fraises sauvages depuis qu’ils se sont répandus hors d’Afrique dans de nombreuses régions du globe ; ils utilisent aussi divers fraisiers comme plantes médicinales. Il existe en effet un assez grand nombre d’espèces au sein du genre Fragaria, avec des niveaux variés de ploïdie (2x à 10x avec un nombre chromosomique de base x = 7), de systèmes de reproduction et des zones de distribution distinctes.

Une de leurs caractéristiques communes réside dans le fait que leurs fraises sont des faux-fruits, nés du gonflement des réceptacles floraux après fécondation. Les vrais fruits des fraisiers sont des akènes : ce sont les minuscules graines implantées dans des alvéoles plus ou moins profondes sur toute la surface du lobe généralement coloré de rouge de la fraise ; cependant, certaines fraises sont naturellement blanches, orangées ou rougeâtres.

Les trois fraisiers sauvages d’Europe : Fragaria vesca, Guriry-en-Vexin, Va&l d’Oise ©D.Remaud-TelaBotanica ; F. viridis ©FloreAlpes ; F. moschata ©Plantsofrtheworldonline 


Ainsi en Europe, nos ancêtres ont longtemps cueilli et savouré trois espèces natives7 qui nous offrent encore leurs petites fraises :
– Le fraisier des bois (Fragaria vesca)8 diploïde, de 5-25 cm, très stolonifère, répandu dans les lisières de forêts et haies dans tout l’hémisphère nord, qui produit des petites fraises rouges (rarement blanches), sphériques ou ovales, brillantes, très savoureuses ; sa forme subsp. vesca f. semperflorens, importée du Mont-Cenis par Auguste-Denis Fougeroux de Bondaroy en 17549, est très remontante, fleurit constamment et porte des fruits jusqu’aux premières gelées d’automne ;

-Le fraisier des collines ou fraisier vert (F. viridis)10, diploïde, peu stolonifère, cantonné sur sols calcaires ensoleillés, qui produit des fraises similaires aux précédentes, rouges ou blanchâtres, mais moins goûteuses car plus acides ; une caractéristique unique de cette espèce est qu’elle est remontante et fleurit et fructifie deux fois par an ;[
– Le fraisier musqué, fraisier hautbois ou caperonnier (F. moschata)11 hexaploïde, de 10-40 cm, à croissance luxuriante bien qu’à stolons nuls ou peu nombreux, tolérant à l’ombre, au froid et aux sols humides, aux fraises, ovoïdes, rougeâtres avec un parfum fort.

Historiquement, le fraisier de bois fut cultivé à petite échelle du temps des Romains en tant qu’aliment parfumé, mais également comme plante médicinale12, réputée en particulier pour traiter les dépressions et permettre la fabrication d’efficaces masques de beauté. Sa culture semble s’être perdue temporairement en Europe avec la chute de l’Empire romain en 476.
En France, durant le règne de Charles V (1364-1380), 1200 pieds de ce fraisier étaient, dit-on, de nouveau cultivés dans le jardin royal du Louvre. Sa culture se développa ensuite en Europe et se répandit en Angleterre au XVIe siècle. Des variétés horticoles à fraises blanches et des pieds remontants de fraisier des bois sont connus dès cette époque.
Le fraisier des collines semble avoir été simultanément très peu cultivé.
Le fraisier musqué, bien que de faible rendement, était cultivé au XVIe siècle pour sa saveur. Un premier cultivar, nommé « le chapiron », est connu datant de 1576.

Vers la fin de ce siècle, le navigateur Jacques Cartier (1491-1557) rapporta du Canada le rustique fraisier de Virginie ou fraisier écarlate (F. virginiana)13, octoploïde, aux fruits relativement gros et juteux dont la culture concurrença celle du fraisier des bois lorsque Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708), directeur du jardin royal d’Hyères, les amena au Jardin des plantes de Paris. Cette espèce resta à la mode dans certaines parties d’Europe et aux Etats-Unis jusqu’au XIXe siècle. Il en subsiste toujours une petite production en Grande-Bretagne où il reste le fraisier le plus précoce à mûrir.

Fragaria chiloensis  ©D.Ryan ; Fragaria virginiana  ©Wildrigeplants.com ;  Fraise cultivée moderne, F. x ananassa ©JJäle-CCBYSA2.5

En 1714, un ingénieur-espion du roi Louis XIV envoyé en Amérique du sud pour repérer les défenses des fortifications espagnoles au Chili, François-Amédier Frézier (1682-1773)14, au nom prédestiné, découvrit le fraisier blanc du Chili (F. chiloensis), également octoploïde – ce qu’il ne pouvait savoir en l’état de la science d’alors,qui était cultivé depuis environ l’an 1000 en Amérique du sud par les indiens Mapuches et Huilliches : ses fraises étaient « grosses comme des noix, parfois comme des œufs de poules », mais moins parfumées que les fraises des bois européennes.Il rapporta de la baie de Concepción par 36°46 de latitude sud, après bien des difficultés pour les arroser en eau douce durant sa navigation de retour, cinq plants vivants au port de Marseille. Quatre furent donnés à des botanistes de son entourage dont Antoine de Jussieu (1686-1758), responsable du Jardin royal de Paris. Il en conserva un qu’il planta dans sa propriété de Plougastel au sud de la rade de Brest en Bretagne, après l’avoir fait transiter par le jardin botanique de Brest. Hélas, il s’agissait d’un plant femelle sans étamines, incapable de donner des fraises15même en présence du pollen du fraisier des bois que nous savons maintenant diploïde – le fraisier du Chili s’avère être une espèce dioïque, ses fleurs mâles et femelles étant produites sur des plantes séparées. Le plant put cependant être maintenu, multiplié par stolons.

Vers 174016, le botaniste Antoine Nicolas Duchesne (1747-1827) comprit pourquoi de belles fraises étaient produites spontanément lorsqu’un fraisier du Chili était cultivé dans le voisinage d’un fraisier de Virginie : elles provenaient de l’hybridation Fragaria chiloensis x Fragaria virginiana due aux insectes pollinisateurs européens (abeilles notamment) qui transportaient le pollen de F. virginiana sur les fleurs femelles de F. chiloensis. Issues de plants hybrides robustes, ces fraises avient la grosseur de celles du fraisier du Chili avec la texture des fraises de Virginie et un parfum associé à celui de l’ananas. Il les baptisa « fraises de Versailles » (et continua ses recherches sur de nouveaux fraisiers hybrides, parrainé par Louis XV, prouvant que les fraisiers pouvaient être soit bisexués, soit unisexués) qui évolua en « fraises ananas » du fait de leur goût rapproché. Les fleurs de ce nouveau fraisier de jardin sont monoïques (les fleurs sont à la fois mâles et femelles) et auto-fertiles : il n’était donc plus nécessaire de planter une autre espèce à proximité pour en assurer la fécondation.


Livre de référence d’Antoine Nicolas Duschene sur sa découverte de l’origine hybride du fraisier cultivé et gravure d’un plant type ©AntoineNicolasDuschene, 176617

Le fraisier cultivé hybride allo-octoploïde que nous connaissons, Fragaria x ananassa Duchesne ex Rozier, 1785 (2 n = 8x = 56), est ainsi né au XVIIIe siècle : l’origine de la plupart des fraisiers à gros fruits que nous apprécions de nos jours se trouve donc en France. Celles et ceux qui voudront en savoir plus sur ce que l’amélioration génétique de cette nouvelle espèce nous a apporté depuis lirons avec intérêt les quelques articles cités en ce bas de page18.

Les origines exotiques de nos fraisiers modernes venant d’être résumées, penchons-nous maintenant de manière beaucoup plus localisée sur la production de la fraise de jardin dans le Puy-de-Dôme depuis le début du XVIIIe siècle.
Selon M. Gauthier précité, la date d’introduction de la culture du fraisier de jardin dans notre département est difficile à préciser. Elle a doute eut lieu sous Louis XV comme dans beaucoup d’autres régions de France, peut-être sous l’influence des derniers fermiers généraux, souvent férus de développement agricole.
Durant le Second empire (1852-1870), ce qui est certain c’est que le développement du rail et du tourisme lié aux villes d’eaux conduisit dans le Puy-de-Dôme à un fort développement des très anciennes filières de production de fruits-confits, confitures, sirops et liqueurs jusque vers 1939.

Gravure publicitaire des confiseries E. Vallon de la Villette & A. Prunière, plus important établissement du XIXe s., place Lamartine à Clermont-Ferrand (source : La Montagne du 20 mai 2012)

Dans la région clermontoise, plus de vingt fabricants produisaient notamment des pâtes de fruits et des fruits confits entre 1856 et 1895. En 1860, cette filière utilisait environ 6000 tonnes de fruits de la région dont des fraises, employant jusqu’à 20 000 personnes19. Pour la fraise, M. Gauthier nous indique que « Chamalières, Royat Durtol ont été les premières communes à produire ce fruit, qui était écoulé sur le marché clermontois et par son relais, sur » les villes d’eaux « de Châtel-Guyon, Vichy, Saint-Nectaire et La Bourboule ». Ensuite au début du XXe siècle, Chamalières et Royat s’urbanisant, les fraisières se développèrent dans d’autres terroirs proches de Clermont-Ferrand : Nohanent et Sayat au nord, Beaumont, Boisséjour, Ceyrat et Romagnat au sud.
Dès 1925, le canton de Châteldon et notamment la commune de Ris au nord-est du département développa ses propres fraisières sous l’attraction touristique du bassin voisin de Vichy. Il en fut de même en Livradois dans le canton de Saint-Didier d’Auvergne. A partir de 1946, les fraises d’Auvergne étaient « présentées sur les marchés de Saint-Etienne, Dijon, Paris et de l’Angleterre (Londres et Manchester) ».

Vers 1950, une grosse centaine d’ hectares de fraisières étaient replantées dans le Puy-de-Dôme en plusieurs pôles outre la périphérie clermontoise et celle de Châteldon/Vichy :
– Au nord-ouest, sur les cantons de Manzat avec Loubeyrat comme centre principal ;
– A l’est dans le Livradois, avec la région de Courpière (incluant Sermentizon, Néronde-sur-Dore, Sauviat, Aubusson d’Auvergne, Augerolles, Olmet, Saint-Flour-l’Etang) comme zone de production la plus importante.

Carte des zones de fraisières du Puy-de-Dôme en 1957 ; Chargement sur l’aérodrome d’Aulnat d’un camion de fraises dans un Lancashire à destination de l’Angleterre – Source. M. Gauthier, 1957

En 1956, les surfaces atteignaient 250 ha
. Cette année-là, la production du département atteignit 2000 tonnes dont 1160 tonnes de consommation par le marché régional et la consommation familiale, 800 tonnes de qualité supérieure exportées hors région (villes d’eaux, Paris, étranger), 20 tonnes vendues en confiserie hors région et 20 tonnes congelées. Les prix étaient alors attractifs (225 F/kg pour la première qualité, alors que le prix de revient du kilogramme de fraise pour la durée d’une plantation était estimé aux environs de 80 francs) et en hausse.

Cueillette de la variété « Madame Moutot d’Auvergne20 » : vendue en panier de 2 kilogrammes, elle représentait encore 98% des surfaces en 1956 – Source. M. Gauthier, 1957

Il est à souligner que les implantations des fraisières ne se faisaient pas dans nos plaines de Limagne vouées aux grandes cultures, ou alors dans leurs bordures ; elles prenaient places dans de petits sites de vallées ou de côteaux dans des zones de terres franches ou alluviales disposant souvent de possibilités d’irrigations par des rus, ruisseaux ou rivières (Dore, voire bassin de la Sioule).

On visait 3000 tonnes de production annuelle en 1960 dont je n’ai pu valider si elles furent atteintes, faute d’avoir pu dénicher de document de cette période.
Toutefois à cette date, j’ai pu trouver que Courpière n’exportait plus que 200 tonnes de fraise21.

Ce qui est certain c’est que dès 1960 plusieurs facteurs entrèrent alors en compétition directe avec la production des fraisiculteurs de notre région :
– L’exode rural qui suit la Seconde guerre mondiale a entraîné un manque de main d’œuvre familiale et autre au niveau des exploitations du Puy-de-Dôme, rendant le travail manuel bien trop cher pour les producteurs ;
– La mise en place du marché commun et de la politique agricole commune dès 1962 fut suivie d’un développement régional mécanisé d’élevages spécialisés (lait, porcs, etc.) et de productions de maïs, tournesol à partir de 1970 ;
– Vers 1960, une variété de fraise productive « Camarosa », résistante à la manipulation avait été sélectionnée en Californie sous un climat quasi-méditerranéen. Elle n’avait pas de goût : qu’importe, elle était jolie et pouvait voyager facilement de la Californie où elle fut initialement produite sous plastique, à la côte est, puis bien plus loin ;

Récolte de fraise à Huelva par des saisonniers marocains – sources : Le Matin & Hortitecnews


– surtout depuis les années 1960 sur la côte sud-ouest de l’Espagne, les régions d’Huelva et de Valence se sont mises à cultiver des fraises californiennes très productives issue de celle précitée Bientôt 22plus de 7000 hectares de fraisiers y furent produits annuellement sous des bâches plastiques, à grands renforts de produits chimiques (souvent interdits en France comme le tolylfluanide) et irriguées en goutte-à-goutte pompant un tiers des réserves en eau de ces zones, forcément plus précoces et beaucoup moins chères que les fraises françaises au vu du coût très faible de la main d’œuvre exploitée pour la récolte23, et ce, malgré des transports en camion réfrigéré à 2°C d’au moins 1500 kilomètres en moyenne.

-Les années 1960-1970 furent aussi celles du remplacement du commerce de proximité par des supermarchés et hypermarchés, fréquemment casseurs de prix.

Ainsi, la petite filière des fraisiculteurs du Puy-de-Dôme qui exportait une partie de sa production en avion en Angleterre est disparue avec ses rêves d’exportation avant même les années 1970. Il y a donc plus de cinquante ans.

Aujourd’hui24, tandis que quelques variétés françaises de fraises riches en goût sont de retour sur nos étals (Guariguette, Mara des bois, Ciflorette, etc…) et tentent de freiner les importations espagnoles insipides qui perdurent, une poignée de producteurs de fraises du département a repris le flambeau de ses aînés. Cultivant souvent en même temps d’autres petits fruits rouges (framboise, cassis, groseille, myrtille, etc.), ils sont inspirés par une clientèle bio de plus en plus urbaine et se situent dans une distribution de proximité, utilisant la Toile et les réseaux sociaux pour se faire connaître. Les articles joints vous permettront de mieux cerner ce mouvement25.

Cette coexistence de démarches individualistes, pour intéressante qu’elle soit à travers les produits de qualité qu’elle offre, ne ressuscitera pas les espérances de développement économique de notre filière puydômoise d’hier : la cueillette manuelle de la fraise reste toujours son principal facteur limitant et l’Espagne maintiendra sa domination sur ce marché tant que Bruxelles et les consommateurs européens tolérerons qu’elle continue d’exploiter de manière scandaleuse des populations migrantes. A plus long terme, la Chine et les USA qui ont commencé de mécaniser sa récolte risquent de dominer totalement ce marché.

Alain Bonjean,
Orcines, le 16 août 2021

Mots-clefs : fraisier, Fragaria x ananassa, Fragaria spp., Rosacée, hybride spontané, fraise, faux-fruit, alimentation humaine, plante médicinale, Puy-de-Dôme, filière agricole, Union européenne, politique agricole commune, grande distribution, casse des prix, exploitation humaine, circuit court

1 – Un des quatre grands chemins français de pèlerinage pour Saint-Jacques de Compostelle.

2 – M. Gauthier (1967). Cultures de la fraise dans le Puy-de-Dôme. Ministère de l’agriculture, Direction des services agricoles du Puy-de-Dôme, 74 p.

3 – En anglais : strawberry, pinapple strawberry, pine strawberry ; allemand : Erdbeere, Ananaserdbeere ; catalan : maduixot, fraga, fraula ; chinois : 草莓 – cǎo méi ; danois : jordheer ; espagnol : fresa, fresón ; frutilla (Argentine, Chili) ; hollandais : aardbei ; indonésien : arben ; italien : fragola ; polonais : truskawki ; portugais : morango, morangueiro ; russe : zemlianika ; suédois : smultron : thaïlandais : stroboeri ; vietnamien : dâu tây.

4 – A. Liston, R. Cronn, and T.-L. Ashman (2014). Fragaria : A genus with deep historical roots and ripe for evolutionalry and ecological insights. American Journal of Botany 101, 10, 1686-1699.

5 – K.E. Hummer et al. (2001). Ch. 2, Fragaria. In : C. Kole (ed.). Wild Crop Relatives : Genomic and Breeding Rseources, Temperate Fruits. Springer-Verlag Berlin Heidelberg, 17-44.

6https://www.researchgate.net/publication/338841616_Fragaria_Genus_Chemical_Composition_and_Biological_Activities/fulltext/5e2f8539299bf10a6598f0dd/Fragaria-Genus-Chemical-Composition-and-Biological-Activities.pdf?origin=publication_detail

7 – H. Coste (1901). Flore descriptive et illustrée de la France, de la Corse et des contrées limitrophes, Vol II. Lib. Albert Blanchard, 26-27.

8https://www.tela-botanica.org/eflore/?referentiel=bdtfx&module=fiche&action=fiche&num_nom=28137&onglet=synthese

9 – Vilmorin-Andrieux (1890, rééd. 1989). Les plantes potagères. Les Editions 1900, p. 285.

10https://www.tela-botanica.org/eflore/?referentiel=bdtfx&module=fiche&action=fiche&num_nom=75136&onglet=synthese

11https://www.tela-botanica.org/eflore/?referentiel=bdtfx&module=fiche&action=fiche&num_nom=28094&onglet=synthese

12 – Peu calorique, la fraise est rafraichissante, diurétique, astringente, apéritive, dépurative et tonique. http://pp-aprifel.ecritel.net/fiche-nutri-produit-composition-fraise,19.html

13https://www.florelaurentienne.com/flore/Groupes/Spermatophytes/Angiospermes/Dicotyles/050_Rosacees/15_Fragaria/02_virginiana.htm ; http://www.missouribotanicalgarden.org/PlantFinder/PlantFinderDetails.aspx?taxonid=291715

14 – L’origine de ce nom est elle-même très étonnante, presque prophétique : Frézier, Savoyard de Chambéry par sa naissance, avait des ancêtres britanniques, les Frazer, eux-mêmes descendants d’un certain Julius de Berry, qui aurait servi en 916 un plat de fraises des bois au roi Charles III le Simple. Celui-ci l’aurait remercié en l’anoblissant et lui offrant le nom de Fraise, devenu Frazer en Angleterre, puis Frazier en Savoie, et enfin Frézier…

15 – Pour mémoire, après importations de plants mâles fertiles, le fraisier à fraises blanches du Chili a pu être cultivé en Angleterre (il est peu résistant au froid) et a fourni quelques fraises. Sa culture y a été relancée dans les années 200, sans toutefois connaître un grand succès.
Cf. K. Astafieff (2018). L’aventure extraordinaire des plantes voyageuses. Dunod, 192 p.

16 – G.M. Darrow (1966). The strawberry : history, breeding and physiology. Holt, Rinehart& Winston, New York, 360 p.

17 – A. N. Duschesne (1766). Histoire naturelle des fraisiers contenant les vues d’économie réunies à la botanique et suivie de remarques particulières sur plusieurs points qui ont rapport à l’histoire naturelle générale. Didot Jeune, Paris, 2 liv., 324 s., 118 s., [2], [1] pl.-bl. ill. 8:0., disponible sous GoogleBooks

18 – H. Flachowsky, M. Höfer and M.-V. Hanke (2011). Strawberry. Fruit, Vegetable and Cereal Science and Biotechnology 5 (Special Issue I), 8-26 ; A. Gaston et al. (2020). Applying the Solanaceae strategies to strawberyy crop improvement. Trends in Plant Sciences 25, 2, https://doi.org/10.1016/j.tplants.2019.10.003 ; P.P. Edger et al. (2019). Origin and evolution of the octoploid strawberry genome. Nature Genetics 51, 514-547, https://www.nature.com/articles/s41588-019-0356-4.pdf ; https://www.independent.co.uk/life-style/food-and-drink/features/how-strawberry-took-over-world-little-help-science-lab-9563225.html ; https://www.researchgate.net/profile/Gustavo-Lobos/publication/257827125_Strawberries/links/0deec525ecf1a5a40e000000/Strawberries.pdf?origin=publication_detail

19 – J. Berche et al. (2000). Confiseries d’Auvergne. Pâtes de fruits, chocolats et autre sucreries, 1400-2000. Carnets patrimoniaux du Puy-de-Dôme 6, 98 p. ; P.-G. Gonzalez (2012). Histoire des industries alimentaires en Auvergne (I). La Montagne du 25 novembre 2012 ; P.-G. Gonzalez (2012). Histoire des industries alimentaires en Auvergne (II). La Montagne du 2 décembre 2012 ; P.-G. Gonzalez (2012). Histoire des industries alimentaires en Auvergne (III). La Montagne du 9 décembre 2012.

20 – Variété sélectionnée en 1906 à Poissy par un jardinier M. Moutot dans la descendance d’un croisement Dr. Morère x Royal Sovereign.

21 https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-a lpes/2014/05/10/souvenez-vous-dans-les-annees-60-courpiere-etait-la-capitale-de-la-fraise-474215.html

22 – C. Bernard (1992). La production de fraise à Huelva : les avantages de la filière espagnole sur le marché européen. Économie rurale 212, 12-18 ; H. Binet (2013). Fraises d’Espagne, on arrête le massacre ? OUI ? du 15 mai 2013 ; https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-01-26-fraise ; https://www.lemonde.fr/europe/article/2006/06/13/la-fraise-de-huelva-la-mondialisation-a-l-oeuvre_782935_3214.html

23 – Une partie provient de migrants nord-africains ou de pays de l’est, structurellement non déclarés, souvent entrés illégalement en Espagne.
https://www.lemonde.fr/europe/article/2006/06/13/la-fraise-de-huelva-la-mondialisation-a-l-oeuvre_782935_3214.html ; https://lematin.ma/express/2019/plus-14000-marocains-recolte-fraises-huelva/321121.html ; https://www.axellemag.be/a-huelva-exploitation-des-femmes/;https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/02/29/en-espagne-la-fraise-pousse-sur-la-misere_6031293_3234.html

24 – Pour mémoire, en 2020 selon le ministère de l’Agriculture, les fraisières nationales avaient une superficie de 3 299 ha (1 425 ha en plein air et 1 873 ha sous serre) pour une production de 57 683 tonnes, représentant 4% de la production de l’Union européenne. Les fraisières de notre département sont devenues si petites qu’elles ne sont plus enquêtées.


https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-web/download/publication/publie/IraLeg20105/2020_105inforapfraise.pdf ;
Pour les chiffres mondiaux et européens, lire : https://www.fraiselabelrouge.fr/la-fraise-en-chiffres/

25– Liste non exhaustive : https://www.citizenkid.com/sortie/la-cueillette-des-piottes-clermont-fd-a1048609 ; https://www.bienvenue-a-la-ferme.com/auvergnerhonealpes/puy-de-dome/chateldon/ferme/gagnol-pascal/123830; https://www.merlesmoqueurs.fr/ ; https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/2013/06/23/puy-guillaume-la-cueillette-des-fraises-est-ouverte-275915.html ; https://www.keldelice.com/producteurs/les-vergers-dornon ;

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